Groupe de spectateurs payés par le compositeur (ou le directeur de l'opéra) pour applaudir, de façon à créer un enthousiasme communicatif sur le reste de l'auditoire quand l'ambiance de la salle est trop tiède.
La claque provient du théâtre et de l'opéra. Les personnes engagées pour soutenir les artistes sur scène – souvent des fans ou des partisans – ne se contentent pas de fournir uniquement des applaudissements, ils peuvent se manifester en sifflant ou en riant.
Dès l’Antiquité, sa pratique était déjà courante. Lorsque Néron jouait, des milliers de ses soldats saluaient sa performance par un éloge chanté. Toutefois, celle qui définit l'acte de nos jours ne se développera qu'à partir du 16ᵉ siècle avec le poète Jean Dorat qui valorisait la qualité de ses représentations en achetant lui-même un certain nombre de billets qu’il échangeait ensuite contre une promesse d’applaudissements. La claque se poursuivra, telle une habitude consommée, dans des cabales contre les auteurs ou vis-à-vis d'une concurrence jugée déloyale.
À l'opéra, elle apparaîtra avec le système des abonnements au début du 18ᵉ siècle, jusqu'à fournir en France des "claqueurs" dès le siècle suivant grâce à la naissance de quelques sociétés parisiennes spécialisées dans le spectacle.
Le "système" était mis au point de façon que la troupe de "claqueurs" soit installée au parterre ou répartie dans la salle sous le commandement d'un « chef de claque ». Celui-ci, connaissant au préalable le déroulement du spectacle, déterminait les moments propices pour lesquels l'intervention des "claqueurs" était requise. Le spectacle était total. D'un côté, il y avait les « rieurs » s'exprimant bruyamment aux plaisanteries, et de l'autre les « pleureurs », généralement des femmes, feignant les larmes et les épongeant à l'aide d'un mouchoir. À la fin du spectacle, venaient les rappels, et dès cet instant, intervenaient les « bisseurs » qui criaient « Bis ! Bis ! ».
Quelquefois, l'utilisation de la claque était programmée pour nuire et non pour approuver, ce qui n'était pas sans conséquence fâcheuse, au point que certains auteurs et compositeurs refusaient de produire leurs créations quand ils étaient avertis par avance de la venue de "claqueurs".
Pourtant, rien n'y fera. La claque devait se poursuivre à partir du début du 20ᵉ siècle, mais sous une forme autrement adaptée aux mœurs de l'époque : la critique théâtrale et musicale. Les remarques écrites dans les journaux par des journalistes en vue, érigées autour d'approbations ou de désapprobations, avaient déjà le même but que de nos jours : orienter les choix du public.
1. Gifle. Coup donné à plat par une main.
2. Bordel (mot argotique). Employé depuis la fin du 19ᵉ siècle, le claque désignait un lieu de prostitution, une maison close ou une maison de tolérance.
3. Ramasser une claque (expression argotique). Subir une défaite, un revers, un échec.
4. Surchaussure ou couvre-chaussure. Tissu imperméabilisant recouvrant les chaussures et destiné à les protéger de la neige et de l’eau.
5. Prendre ses cliques et ses claques. Partie en emportant toutes ses affaires.
6. Tête à claques. Perosnne déplaisante ou agaçante.