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Tête de lecture

C’est dès la fin du siècle dernier, avec l’invention du premier support mécanographique de restitution du son, le phonographe, qu’est arrivée la notion de tête de lecture. La platine tourne-disque nous familiarisera avec ce terme, puisque de la rudimentaire aiguille du phonographe, on passera au « saphir » dans les années 50, puis à la pointe « diamant » avec la stéréophonie au début des années 60. Au risque de décevoir les utilisateurs s’imaginant à la tête d’un patrimoine en pierre de valeur, la taille (inférieure au millimètre) ne permet guère s’en envisager un montage en bijou !

Les récentes platines TD (après les avoir pensé démodées, la mode du DJ scratcher leur a donné une nouvelle jeunesse) délivrent un signal à bas niveau et corrigé à la gravure pour en tenir compte du déplacement de la tête le long du sillon. Cela suppose, pour restituer le signal dans de bonnes conditions, l’utilisation d’un module spécifique, nommé préamplificateur R.I.A.A (Record Industry Association of America).

Sur un amplificateur hi-fi ou une table de mixage DJ, l’entrée « phono » inclut cet amplificateur. Par contre, il ne faudra pas omettre d’en utiliser un externe, dès lors que l’on voudra brancher cette platine sur une console standard ou sur un ampli « musique » pour conserver l’homogénéité des timbres.

Du magnétophone au Compact Disc

Avec l’arrivée du magnétophone en 1931 est apparue la tête magnétique d’effacement, enregistreuse ou/et lectrice, composée d’un circuit magnétique en anneau coupé par un entrefer étroit sur lequel la bande est pressée. Difficiles à réaliser, mais aussi, hélas, soumises à l’usure du frottement de la bande et à la magnétisation, ces têtes constituent l’un des « postes » les plus onéreux du magnétophone. Une maintenance assez suivie – ne serait-ce que le nettoyage – incluant un réglage d’azimut, de prémagnétisation, de polarisation permet d’assurer un fonctionnement (presque) toujours sans failles.

L’avènement des technologies numériques n’a pas forcément rendu vétuste ou obsolète la tête de lecture ni la tête magnétique, puisque même si la technologie utilisée est un peu différente (têtes rotatives entrez autres…) le R-DAT, l’ADAT ou encore le MiniDisc en font toujours usage.

Enfin, la tête de lecture « laser » du Compact Disc, n’induisant aucun frottement mécanique et donc aucune forme d’usure de la tête comme du support, sera elle-même sans doute amenée à connaître des évolutions ultérieures, ne serait-ce qu’avec le DVD.

L'intérieur d'un disque dur. Là aussi la tête de lecture est indispensable.

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