Sur un synthétiseur, l'un des aspects les plus caractéristiques de tout son est son enveloppe d'amplitude. Celle-ci détermine si le son est percussif, comme la caisse claire d'une batterie, ou persistant, comme l'archet qui frotte sur une corde de violon.
Le plus souvent, la mise en forme du profil de l'amplitude d'un son est réalisée avec un modèle d'enveloppe de type ADSR (Attack, Decay, Sustain, Release), que l'on peut traduire par : "Attaque, Déclin, Maintien, Relâchement". Elle sert à contrôler le volume des oscillateurs. Mis à part le sustain (maintient du son dans le temps), chacune de ces étapes est modélisée par un changement du volume.
Attack, Decay, Sustain, Release :
Par la suite, les synthétiseurs se sont vus équipés d'ADSR à plusieurs niveaux offrant plus de possibilités (comme le retour d'un son après son extinction, grâce à un second sustain).
Le générateur d'enveloppe paramétrable est apparu dans l'architecture de la synthèse soustractive dès 1932, avec le Novachord. Ce synthétiseur proposait déjà un choix entre sept courbes ADS prédéfinies et un temps de release réglable par pédale. Cependant, ce n'est qu'en 1965 que l'enveloppe de type ADSR est apparu suite aux améliorations des premiers synthétiseurs de Robert Moog.
En plus de définir l'évolution du volume sonore de chaque note, l'enveloppe est également utilisée pour commander la fréquence de coupure. En outre, selon les possibilités offertes par l'instrument électronique, elle peut moduler la hauteur et même participer à la distorsion du son. Habituellement, l'enveloppe peut commander n'importe quel module commandé en tension. L'ADSR est donc un élément essentiel du fonctionnement des synthétiseurs analogiques et numériques, jusqu'aux échantillonneurs.
Présente dans les stations audionumériques, une enveloppe peut être utilisée sur une échelle de temps plus vaste afin de piloter des automations. Elle peut servir à corriger le volume tout au long d'un morceau ou produire des effets de fondu, ce qui est également le cas de la dernière génération des synthétiseurs numériques. Ceux-ci proposent en effet des paramètres supplémentaires pour une description plus précise de l'enveloppe, comme le Hold qui permet de contrôler la durée entre l'attack et le decay où le niveau est maintenu au maximum.
La gamme de synthétiseurs DX de Yamaha, dont le célèbre DX7, utilise pour la synthèse FM un type d'enveloppe différent à 8 paramètres pour lequel s'exprime 4 niveaux et 4 « pentes » (vitesse de transition). Cela permet par exemple d'avoir le niveau L4 (touche relâchée) différent de zéro, ou avoir le niveau L3 plus haut que le niveau L2.
Plus complexe à définir, mais plus efficace, l'enveloppe à courbe vectorielle. Son emploi permet la création d'enveloppe d'une grande précision. Il existe également l'enveloppe "filter" générée dynamiquement en suivant le volume du signal grâce au circuit détecteur d'enveloppe.
En savoir davantage : L'ADSR, le générateur d'enveloppe du synthétiseur (sur pianoweb.fr)