Deux notes sont en enharmonie quand elles ont le même son, mais ne porte pas le même nom. Exemple : do # et ré b ou fa # et sol b.
L'enharmonie s'applique aux notes mais également dans le développement des gammes et dans la construction des accords. Concernant ces deux domaines, une confusion entre deux notes en enharmonie conduit à des erreurs d'écriture sur la partition. De fait, elle met à mal la logique développée par la théorie musicale occidentale se rapportant à la tonalité.
L'enharmonie, qui qualifie un rapport entre deux notes de noms différents mais qui sonnent de façon identique, est causé par l'utilisation du tempérament égal ou par les limitations technique d'un instrument, comme le piano.
Compte tenu de l'ambiguïté qu'elle amène par la possibilité d'utiliser une note en lieu et place d'une autre, l'enharmonie est un des procédés les plus courants pour préparer une modulation (changements de tonalité). Celle-ci peut être parfois singulière par l'utilisation d'une note « pivot » qui appartient par enharmonie à deux tonalités très éloignées l'une de l'autre, comme Do # et Ré b.
Dans la gamme chromatique, qui par essence est atonale, toutes les notes sont enharmoniques suivant l'interprétation qu'on leur accorde. Cependant, elles diffèrent d'un comma, mais par convention, elles sont confondues dans la gamme tempérée.
Les modes majeur et mineur utilisent plusieurs gammes enharmoniques, c'est-à-dire qu'elles utilisent les mêmes touches sur un piano.
Pour le majeur nous avons : Do ♯ (7 dièses à la clé) et Ré ♭ (5 bémols à la clé) ; Fa ♯ (6 dièses à la clé) et Sol ♭ (6 bémols à la clé) ; Si (5 dièses à la clé) et Do ♭ (7 bémols à la clé).
Pour le mineur nous avons : La ♯ (7 dièses à la clé, et sensible sol 𝄪) et Si ♭ (5 bémols à la clé, et sensible la ♮) ; Ré ♯ (6 dièses à la clé, et sensible do 𝄪) et Mi ♭ (6 bémols à la clé, et sensible ré ♮) ; Sol ♯ (5 dièses à la clé, et sensible fa 𝄪) et La ♭ (7 bémols à la clé, et sensible sol ♮).