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Analogique (son)

Mode de représentation des données sous forme de grandeurs physique où le signal varie de manière continue dans le temps, en suivant les mêmes lois que les variations du phénomène étudié. Remplacé aujourd'hui par le système d'enregistrement numérique, l'analogique offre une résolution limitée par le bruit du signal (bruit de fond : souffle caractéristique de la bande magnétique), alors que le numérique est limité par le choix de l'échantillonnage. Face au son numérique, souvent impersonnel, le signal analogique offre une "chaleur" sonore inimitable.

Le son analogique dans son contexte

Le son, tel que nous l’entendons dans la vie courante, est considéré comme étant analogique. Idem pour les instruments acoustiques, tels que le piano, la guitare ou le violon. Le son analogique, quant à lui, est lié à son mode de capture, c'est-à-dire son mode de reproduction. Le son analogique est transformé suivant une chaîne d'appareils dotée d'une technologie d'enregistrement précise, différente en grande partie de celle utilisée dans le numérique ; dans ce domaine, les seules exceptions étant les microphones et les écoutes (enceintes et casque) qui relèvent toujours de l'analogique.

Dans un studio d'enregistrement, une installation analogique se caractérise d'abord par l'utilisation d'un magnétophone à bande. Toutefois, à l'heure d'aujourd'hui, rien n'interdit de mélanger dans une certaine proportion des outils analogiques et numériques. Par exemple, un magnétophone à bande et une console analogique avec des effets numériques. Dans ce cas, à cause de l'utilisation de l'enregistreur analogique, le résultat en sortie sera toujours considéré comme n'étant pas du "pur numérique" de type "DDD", mais "ADD" (signalant que l'enregistrement a été réalisé avec des moyens analogiques ; une indication que l'on retrouve inscrite au dos des jaquettes de CD).

Tous les enregistrements antérieurs aux années 1970 ont été réalisés analogiquement, avant qu'une procédure de numérisation ne soit engagée dans les années 1980 pour convertir les vinyles du commerce au format CD. Néanmoins, les enregistrements purement analogiques sont encore possibles dans certains studios d'enregistrement. Le son analogique conserve encore aujourd'hui une certaine attraction, malgré et justement en raison de ses faiblesses relatives qui se traduisent par une déformation du son original. Par ailleurs, certaines outils de lecture comme la K7 (cassette) et surtout le vinyle n'ont toujours pas "enterré la hache de guerre" et conservent leurs fans.

Le son analogique du point de vue technique

Dans l'analogique, le signal est reproduit en suivant de la manière la plus fidèle possible les courbes de l’onde sonore originale. Il va les « recopier » en capturant le signal continu tel qu'il se présente à la source. Cependant, la fidélité reste toute relative. L'enregistreur possède des limites techniques qui ne lui permet pas de reproduire toutes les finesses de la source sonore. La diaphonie, la bande passante, la distorsion et le rapport signal bruit sont des paramètres qui s'intercalent et qui perturbent le son d'origine. Malgré les évolutions technologiques engagées et les progrès constatés, le son analogique sera remis en cause avec l'arrivée du son numérisé.

Pour contrecarrer notamment les problèmes liés aux bruits de fond, différents réducteurs verront le jour. Pas très performant, le DNL sera vite remplacé par le Dolby et surtout par le DBX. Ce dernier permet de compresser le signal lors de l'enregistrement, en atténuant les sons forts et en amplifiant les sons faibles, ce qui rend le volume de l'enregistrement beaucoup plus uniforme. Lors de la lecture, la plage dynamique est restituée comme l'original, les sons faibles et forts redevenant à leur niveau initial.

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